Dura Lex
28/05/2007, 20h15
La légende de la rencontre des Trois Races
La forêt était calme, la lune éclairait les sous-bois. Une ombre se déplaçait furtivement entre les rayons lunaires ; arrivée au pied d’un arbre, elle s’arrêta et se retourna, satisfaite. L’elfe était fier de lui, ses pas étaient devenus légers comme la bise et il serait difficile pour un non averti de le pister.
Il examina les alentours, toucha du doigt quelques feuilles. « Il n’est pas loin, une heure d’avance… » murmura l’elfe.
Cela faisait plusieurs jours qu’il pistait le grand cerf. L’animal était rusé, il l’avait emmené dans différents recoins de la forêt. Il se laissait rattraper puis au moment où l’elfe bandait son arc, il s’enfuyait dans les genêts pour semer le chasseur. Plus le temps avançait, plus l’elfe éprouvait du respect pour le cervidé. Ce serait un honneur pour sa famille de se repaître du majestueux animal, de se couvrir de sa royale fourrure et d’admirer ses bois.
La forêt devenait de moins en moins touffue. Les arbres s’écartaient au fur et à mesure que le rôdeur progressait, les buissons de genêts et les fougères disparaissaient petit à petit.
L’ombre était désormais obligée de se réfugier derrière les troncs, zigzaguant entre les rayons lunaires. Une crainte surgissait petit à petit dans la tête de l’elfe, car cet endroit de la grande forêt lui était encore inconnu. Mais seule la chasse comptait, ses enfants avaient faim.
Quelle fut sa surprise de constater que la forêt prenait fin ! Comment se faisait-il que la forêt ait une limite ? Qu’y avait-il au-delà ? Plus d’arbres, ni de feuilles au sol. Une étendue d’herbes et des collines apparaissaient à quelques centaines de mètres, au loin.
Mais les traces ne laissaient pas de doutes, le grand cerf était sorti de la forêt et avait pris la direction des collines…
******
Marion se releva et s’épongea le front à l’aide du revers de sa main. Elle protégea ses yeux du soleil et regarda au loin si son homme labourait toujours leurs terres.
Elle est contente, sa terre est riche et donne du blé qu’elle vend à bon prix aux habitants d’Andromia. Avec un peu de chance, elle pourrait acheter de nouvelles terres, les cultiver pour mieux vendre et agrandir ensuite la ferme. La ferme devra être grande pour accueillir les enfants qu’elle désire avoir avec l’homme qu’elle a choisi.
Elle était allée à la ville pour vendre ses marchandises, et au retour elle l’avait rencontrée sur le chemin. Il l’avait aidé à diriger les bœufs de la charrette et elle lui avait offert en échange quelques victuailles. Cela faisait six mois qu’ils s’étaient rencontrés.
La jeune femme regarda son corsage, rond et fourni, et pensa à son père qui lui avait dit qu’elle ferait une bonne mère. Elle le réajusta en deux mouvements, tira sur sa robe, et décida d’aller se rafraîchir au puit. Boire de l’eau bien fraîche et chercher les bêtes qu’elle avait laissées en pâture chez le Jacques, telle était sa détermination.
******
« Mes cheveux doivent pousser à l’envers » se dit le nain, en se réveillant.
Sa tête semblait être broyée par un étau invisible, une odeur de vomi embaumait ses narines… Mais le plus douloureux à supporter, c’est cette lumière malgré les yeux fermés.
Le nain s’étonna tout de même de ne pas entendre le bruit des hauts fourneaux, ni de sentir cette odeur si familière du métal en fusion.
Prenant son courage à deux mains et remuant son petit corps, il décida d’ouvrir les yeux. Il fut pris de stupeur. La lumière était celle du jour, et il était allongé au milieu de pierres en amont de la montagne.
« Comment ai-je atterri ici ? », se demanda-t-il. Il se souvint difficilement d’avoir fêté son trois millième lingot avec ses camarades mineurs, et d’avoir fait des paris idiots… Mais rien de plus.
Le nain se leva. « Pulgnar, faut que tu retrouves le chemin pour rentrer, tu ne peux pas rester ici », se dit-il pour se donner du courage.
D’un pas non assuré, il prit la direction qui lui semblait la meilleure.
******
L’elfe était tiraillé entre l’envie de découvrir ce nouveau paysage et la nécessité de continuer la chasse. Il s'engagea sur le chemin tracé par la bête dans les grandes herbes.
Il se courba pour ne pas se faire voir, les arbres ne pouvaient plus le cacher. Il prit précaution également d’évoluer sous le vent. Il aurait d’abord cet animal, puis s’il le pouvait, il irait visiter un peu les alentours.
Au bout d’une heure, il entr’aperçut les bois du cerf. Ce dernier s’était arrêté, et semblait brouter. Tel un félin, l’elfe avança petit à petit, écartant soigneusement les herbes. Quand il fut à bonne distance, il prit une flèche et visa le cou de l’animal.
La flèche fît moins de bruit qu’une hulotte en plein vol. Mais elle se logea plus bas que prévu, et ne tua pas l’animal, qui prît la fuite malgré sa blessure.
L’elfe poussa un juron. Il perdait du temps, et nul ne savait quels pouvaient être les dangers dans cette contrée. Il commença à courir derrière l’animal pour le retrouver et l’achever.
******
Marion héla son homme pour l’avertir qu’elle partait chercher les bêtes. Elle prit la route et c’est alors qu’elle se rendit compte que la journée était vite passée, qu’elle devait se dépêcher pour ne pas rentrer à la nuit.
Le Jacques vivait au pied des collines qui se situaient en limite du territoire d’Andromia. Le chemin pouvait être long, mais la femme accéléra le pas.
Elle fut arrivée plus rapidement que prévu chez le gardien de ses bêtes. Elle le remercia, entreprit de regrouper les animaux, et armée d’un bâton fourchu, elle prit le chemin du retour mais décida de prendre le raccourci par les collines, ce qui lui ferait gagner une bonne demi-heure.
En cours de chemin, elle aperçut au loin une forme étrange, plutôt trapue, qui marchait d’une façon bizarre. Méfiante, elle frappa les bêtes pour se dépêcher, ce pouvait être ce bossu du village qui louchait toujours sur elle lorsqu’elle le croisait. Cet homme lui faisait peur.
Le soleil commençait à se coucher, les ombres à s’étendre, et la silhouette de s’approcher.
******
Le nain avait marché plusieurs jours, ne doutant pas de sa direction. Pourtant, il s’était étonné de marcher aussi longtemps et de quitter les hautes montagnes pour rejoindre des collines couvertes d’herbes hautes.
La sensation des herbes contre sa barbe et ses lèvres l’amusait. Il avait en outre l’impression d’avancer à couvert, même s’il devait régulièrement ôter de sa barbe les quelques insectes qui s’y étaient accrochés.
Il finit quand même par s’inquiéter. Dormir dehors ne lui faisait pas peur, Gloar lui donnait le courage nécessaire, mais comment faire pour tenir plusieurs jours sans boire ?
Il vit alors au loin un troupeau de bêtes à cornes accompagné d’une femme très grande et à la poitrine généreuse. Manifestement, la femme ne l’avait pas remarqué. Sa taille impressionnait le nain, mais le fait qu’elle ait une poitrine généreuse le rassurait.
« Une naine a de gros seins, cette femme est donc naine, elle pourra m’aider », se dit-il.
Il se mit alors à courir vers la troupe. Malgré ses efforts, il arrivait difficilement à rattraper le troupeau. La femme avait vraiment de grandes jambes et marchait vite. Pour attirer son attention, il la héla. La femme entreprit alors de fouetter ses bêtes et commença à courir.
Le désespoir commença à envahir le nain couvert d’herbes et d’insectes. Il s’arrêta, et c’est alors qu’il vit le monstre lui foncer dessus. Il cria mais ne pût empêcher le choc et tomba, évanoui.
******
Cette légende finit ainsi : le nain fût renversé et blessé par le cerf à moitié vivant que l’elfe chassait. L’impact fût si brutal, que l’humaine se retourna pour voir d’où venait cette clameur et vît un cerf piétinant un pauvre hère couvert d’herbes qui gisait inanimé.
Les sentiments prenant le pas sur l’angoisse, elle se dirigea vers le nain pour lui porter assistance alors que le cerf s’effondrait sur le petit corps.
Quant à l’elfe, ce dernier crût que la femelle « forte » se précipitait sur sa proie pour la lui ravir, et courût également dans leur direction, bien décidé à faire valoir ses droits de chasseur.
Il s’ensuivit un quiproquo entre toutes ces créatures, sur la destination de l’animal, l’origine du drôle de petit bonhomme couvert d’herbes…
Mais finalement, comme le soleil se couchait et que les loups commençait à manifester leur présence au loin, tout ce petit monde se réfugia dans la ferme de Marion pour y passer la nuit, et surtout, surtout, se découvrir les uns et les autres.
Le lendemain, l’elfe partit en direction de la forêt chargé de viande de cerf, et le nain fut raccompagné jusqu’au pied des montagnes. Marion lui offrit des fruits comme cadeau d’adieu. Le nain les prit avec joie, en se disant que leur couleur était si belle qu’ils devraient pouvoir donner des teintes agréables aux lingots qu’il forgerait.
Chacun raconta à qui ne mieux les rencontres qu’il avait faites. Les autorités elfes entreprirent alors d’envoyer des émissaires chez les humains, ces derniers envoyant leurs meilleurs paladins dans les montagnes à la recherche de la cité naine, qu’ils découvrirent après s’être perdus plusieurs fois.
Il fut convenu d’un commun accord qu’une cérémonie serait menée en présence des représentants et des meilleurs guerriers de chaque territoire, pour fêter leur rencontre, mais surtout pour sceller des accords commerciaux et construire des voies de communication entre les cités.
Cette grande fête eu lieu il y a 450 ans, au col des 7 vents par une belle journée d’automne. Chaque peuple a retenu cette date anniversaire comme celle qui annonçait le début d’une nouvelle ère bénie par les dieux.
Cette date a été inscrite dans les calendriers comme étant le premier jour de la première année de cette nouvelle ère.
(HRP : nous sommes dans la 451ème année qui a débuté le 1er avril 2007 (correspondant à la date IRL de 2007))
La forêt était calme, la lune éclairait les sous-bois. Une ombre se déplaçait furtivement entre les rayons lunaires ; arrivée au pied d’un arbre, elle s’arrêta et se retourna, satisfaite. L’elfe était fier de lui, ses pas étaient devenus légers comme la bise et il serait difficile pour un non averti de le pister.
Il examina les alentours, toucha du doigt quelques feuilles. « Il n’est pas loin, une heure d’avance… » murmura l’elfe.
Cela faisait plusieurs jours qu’il pistait le grand cerf. L’animal était rusé, il l’avait emmené dans différents recoins de la forêt. Il se laissait rattraper puis au moment où l’elfe bandait son arc, il s’enfuyait dans les genêts pour semer le chasseur. Plus le temps avançait, plus l’elfe éprouvait du respect pour le cervidé. Ce serait un honneur pour sa famille de se repaître du majestueux animal, de se couvrir de sa royale fourrure et d’admirer ses bois.
La forêt devenait de moins en moins touffue. Les arbres s’écartaient au fur et à mesure que le rôdeur progressait, les buissons de genêts et les fougères disparaissaient petit à petit.
L’ombre était désormais obligée de se réfugier derrière les troncs, zigzaguant entre les rayons lunaires. Une crainte surgissait petit à petit dans la tête de l’elfe, car cet endroit de la grande forêt lui était encore inconnu. Mais seule la chasse comptait, ses enfants avaient faim.
Quelle fut sa surprise de constater que la forêt prenait fin ! Comment se faisait-il que la forêt ait une limite ? Qu’y avait-il au-delà ? Plus d’arbres, ni de feuilles au sol. Une étendue d’herbes et des collines apparaissaient à quelques centaines de mètres, au loin.
Mais les traces ne laissaient pas de doutes, le grand cerf était sorti de la forêt et avait pris la direction des collines…
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Marion se releva et s’épongea le front à l’aide du revers de sa main. Elle protégea ses yeux du soleil et regarda au loin si son homme labourait toujours leurs terres.
Elle est contente, sa terre est riche et donne du blé qu’elle vend à bon prix aux habitants d’Andromia. Avec un peu de chance, elle pourrait acheter de nouvelles terres, les cultiver pour mieux vendre et agrandir ensuite la ferme. La ferme devra être grande pour accueillir les enfants qu’elle désire avoir avec l’homme qu’elle a choisi.
Elle était allée à la ville pour vendre ses marchandises, et au retour elle l’avait rencontrée sur le chemin. Il l’avait aidé à diriger les bœufs de la charrette et elle lui avait offert en échange quelques victuailles. Cela faisait six mois qu’ils s’étaient rencontrés.
La jeune femme regarda son corsage, rond et fourni, et pensa à son père qui lui avait dit qu’elle ferait une bonne mère. Elle le réajusta en deux mouvements, tira sur sa robe, et décida d’aller se rafraîchir au puit. Boire de l’eau bien fraîche et chercher les bêtes qu’elle avait laissées en pâture chez le Jacques, telle était sa détermination.
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« Mes cheveux doivent pousser à l’envers » se dit le nain, en se réveillant.
Sa tête semblait être broyée par un étau invisible, une odeur de vomi embaumait ses narines… Mais le plus douloureux à supporter, c’est cette lumière malgré les yeux fermés.
Le nain s’étonna tout de même de ne pas entendre le bruit des hauts fourneaux, ni de sentir cette odeur si familière du métal en fusion.
Prenant son courage à deux mains et remuant son petit corps, il décida d’ouvrir les yeux. Il fut pris de stupeur. La lumière était celle du jour, et il était allongé au milieu de pierres en amont de la montagne.
« Comment ai-je atterri ici ? », se demanda-t-il. Il se souvint difficilement d’avoir fêté son trois millième lingot avec ses camarades mineurs, et d’avoir fait des paris idiots… Mais rien de plus.
Le nain se leva. « Pulgnar, faut que tu retrouves le chemin pour rentrer, tu ne peux pas rester ici », se dit-il pour se donner du courage.
D’un pas non assuré, il prit la direction qui lui semblait la meilleure.
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L’elfe était tiraillé entre l’envie de découvrir ce nouveau paysage et la nécessité de continuer la chasse. Il s'engagea sur le chemin tracé par la bête dans les grandes herbes.
Il se courba pour ne pas se faire voir, les arbres ne pouvaient plus le cacher. Il prit précaution également d’évoluer sous le vent. Il aurait d’abord cet animal, puis s’il le pouvait, il irait visiter un peu les alentours.
Au bout d’une heure, il entr’aperçut les bois du cerf. Ce dernier s’était arrêté, et semblait brouter. Tel un félin, l’elfe avança petit à petit, écartant soigneusement les herbes. Quand il fut à bonne distance, il prit une flèche et visa le cou de l’animal.
La flèche fît moins de bruit qu’une hulotte en plein vol. Mais elle se logea plus bas que prévu, et ne tua pas l’animal, qui prît la fuite malgré sa blessure.
L’elfe poussa un juron. Il perdait du temps, et nul ne savait quels pouvaient être les dangers dans cette contrée. Il commença à courir derrière l’animal pour le retrouver et l’achever.
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Marion héla son homme pour l’avertir qu’elle partait chercher les bêtes. Elle prit la route et c’est alors qu’elle se rendit compte que la journée était vite passée, qu’elle devait se dépêcher pour ne pas rentrer à la nuit.
Le Jacques vivait au pied des collines qui se situaient en limite du territoire d’Andromia. Le chemin pouvait être long, mais la femme accéléra le pas.
Elle fut arrivée plus rapidement que prévu chez le gardien de ses bêtes. Elle le remercia, entreprit de regrouper les animaux, et armée d’un bâton fourchu, elle prit le chemin du retour mais décida de prendre le raccourci par les collines, ce qui lui ferait gagner une bonne demi-heure.
En cours de chemin, elle aperçut au loin une forme étrange, plutôt trapue, qui marchait d’une façon bizarre. Méfiante, elle frappa les bêtes pour se dépêcher, ce pouvait être ce bossu du village qui louchait toujours sur elle lorsqu’elle le croisait. Cet homme lui faisait peur.
Le soleil commençait à se coucher, les ombres à s’étendre, et la silhouette de s’approcher.
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Le nain avait marché plusieurs jours, ne doutant pas de sa direction. Pourtant, il s’était étonné de marcher aussi longtemps et de quitter les hautes montagnes pour rejoindre des collines couvertes d’herbes hautes.
La sensation des herbes contre sa barbe et ses lèvres l’amusait. Il avait en outre l’impression d’avancer à couvert, même s’il devait régulièrement ôter de sa barbe les quelques insectes qui s’y étaient accrochés.
Il finit quand même par s’inquiéter. Dormir dehors ne lui faisait pas peur, Gloar lui donnait le courage nécessaire, mais comment faire pour tenir plusieurs jours sans boire ?
Il vit alors au loin un troupeau de bêtes à cornes accompagné d’une femme très grande et à la poitrine généreuse. Manifestement, la femme ne l’avait pas remarqué. Sa taille impressionnait le nain, mais le fait qu’elle ait une poitrine généreuse le rassurait.
« Une naine a de gros seins, cette femme est donc naine, elle pourra m’aider », se dit-il.
Il se mit alors à courir vers la troupe. Malgré ses efforts, il arrivait difficilement à rattraper le troupeau. La femme avait vraiment de grandes jambes et marchait vite. Pour attirer son attention, il la héla. La femme entreprit alors de fouetter ses bêtes et commença à courir.
Le désespoir commença à envahir le nain couvert d’herbes et d’insectes. Il s’arrêta, et c’est alors qu’il vit le monstre lui foncer dessus. Il cria mais ne pût empêcher le choc et tomba, évanoui.
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Cette légende finit ainsi : le nain fût renversé et blessé par le cerf à moitié vivant que l’elfe chassait. L’impact fût si brutal, que l’humaine se retourna pour voir d’où venait cette clameur et vît un cerf piétinant un pauvre hère couvert d’herbes qui gisait inanimé.
Les sentiments prenant le pas sur l’angoisse, elle se dirigea vers le nain pour lui porter assistance alors que le cerf s’effondrait sur le petit corps.
Quant à l’elfe, ce dernier crût que la femelle « forte » se précipitait sur sa proie pour la lui ravir, et courût également dans leur direction, bien décidé à faire valoir ses droits de chasseur.
Il s’ensuivit un quiproquo entre toutes ces créatures, sur la destination de l’animal, l’origine du drôle de petit bonhomme couvert d’herbes…
Mais finalement, comme le soleil se couchait et que les loups commençait à manifester leur présence au loin, tout ce petit monde se réfugia dans la ferme de Marion pour y passer la nuit, et surtout, surtout, se découvrir les uns et les autres.
Le lendemain, l’elfe partit en direction de la forêt chargé de viande de cerf, et le nain fut raccompagné jusqu’au pied des montagnes. Marion lui offrit des fruits comme cadeau d’adieu. Le nain les prit avec joie, en se disant que leur couleur était si belle qu’ils devraient pouvoir donner des teintes agréables aux lingots qu’il forgerait.
Chacun raconta à qui ne mieux les rencontres qu’il avait faites. Les autorités elfes entreprirent alors d’envoyer des émissaires chez les humains, ces derniers envoyant leurs meilleurs paladins dans les montagnes à la recherche de la cité naine, qu’ils découvrirent après s’être perdus plusieurs fois.
Il fut convenu d’un commun accord qu’une cérémonie serait menée en présence des représentants et des meilleurs guerriers de chaque territoire, pour fêter leur rencontre, mais surtout pour sceller des accords commerciaux et construire des voies de communication entre les cités.
Cette grande fête eu lieu il y a 450 ans, au col des 7 vents par une belle journée d’automne. Chaque peuple a retenu cette date anniversaire comme celle qui annonçait le début d’une nouvelle ère bénie par les dieux.
Cette date a été inscrite dans les calendriers comme étant le premier jour de la première année de cette nouvelle ère.
(HRP : nous sommes dans la 451ème année qui a débuté le 1er avril 2007 (correspondant à la date IRL de 2007))