Alacer
25/10/2007, 09h46
90 liumienii 454... Aux abords des trois grandes Cités des Terres d'Eltaïr, des événements peu coutumiers se déroulent...
Fin d'un après midi radieux sur Andromia...
La chaleur est agréable, le soleil flatte encore les visages des habitants, la légère brise fait flotter avec grace les fines mèches de cheveux assez longues...
Dans un joyeux vacarme, la Garde d'Andromia constate l'arrivée d'un groupe d'une dizaine de paysans, portant des grosses pancartes où il est vulgairement écrit "YEN A MARE !", "LAICé NOUS NO'CHAMPS !" ou encore "CAMPOGNE INDEPENDANTE !"
Devant le visible mécontentement de la foule en approche, le Garde de faction, anticipe et se poste légèrement devant la porte menant à la grand place... Plusieurs andromiens, intrigués, s'amassent derrière lui... Un ou deux, plus vaillants à priori, le devancent et s'installent sur les côtés de la manifestation dans des poses parfois nonchalantes.
Le mouvement est mené par la famille de Jacouille, humble paysan, vivant de ses cultures. Sa femme, son fils et sa fille ont aussi fait le déplacement.
Rapidement, Jacouille en vient au fait : "Vos les gors d'la ville, l'ssez tranquille nos chomps maint'nant ! Y'a pus rien qui pousse, c'pus possible !".
Plutôt compréhensif malgré la colère sourde du paysan, les andromiens tentent tant bien que mal de trouver des alternatives... Mais l'insistance de Jacouille, et son refus de toute forme d'aide, les incintent à essayer d'en savoir plus... Les menant aux champs, Jacouille leur montre des épis de blés ou de maïs qui n'en ont plus que le nom... Les céréales sur les pains sont d'une taille ridicule, et dures comme le roc ! Il en va de même pour le coton, dont les balles, elles, ressemblent plus à des grains de maïs qu'autre chose...
Jacouille reproche aux andromiens "qui s'cachent derrière leur mur" de piller les champs et de les avoir détruit par une culture trop intensive... mais aussi de recevoir le retour de manivelle de "totes vos magouilles". "Ca va faire comme la peste que je gueule à la maison ! Vous faites encore vos trucs derrière vot'mur, et c'est nous qu'on trime après !".
Les reproches fusent, le ton monte, les andromiens sont mal à l'aise et les paysans de plus en plus remontés contre ces "bougres de riches bien sappés et bien planqués"...
Jusqu'à ce que le juge Lanna, très calée dans le domaine de la culture, ne se rende compte que le phénomène est généralisé à toutes les cultures d'Andromia, et que Jacouille raconte quelques anecdotes sur Amandil et SombreVert, laissant penser que cette région éloignée subit le même fléau...
L'irritation et le conflit social laissent alors place à l'intrigue et l'inquiètude... Pourquoi, mais pourquoi donc, les terres jusqu'alors si fertiles, semblent devenues si hostiles à toute forme de culture ? Pourquoi si soudainement ? La situation va t'elle s'arranger ? Les druides sauront ils l'expliquer ? Et Amandil, qu'en est il ? Toutes ces questions trottent dans la tête des humains d'Andromia... et bien d'autres encore !
A peine plus tard, les derniers rayons du soleil se couvrent du drap vert de Sombre Vert. Dans ce crépuscule aussi magnifique qu'inquiétant, Amandil se prépare sans le savoir à vivre une bien étrange soirée...
Sortis en instant de l'orée du bois, une troupe d'animaux commence à fouiner au pied de la Cité...
Ce curieux comportement a vite fait d'alerter les citoyens de la Cité elfique, qui en nombre, viennent tenter de comprendre le phénomène.
A leur grand étonnement, les animaux se mettent à leur parler en commun ! Enfin, ceux qui semblent être les meneurs : Narf Narf le cochon sauvage et Tempête la belette. Deux animaux aux proportions démesurées et à l'intellect visiblement développé !
Rapidement, Tempête et Narf Narf expliquent la raison de leur présence : ils ont faim ! Et même un mal voyant l'aurait remarqué : les animaux sont chétifs, malingres, même le cochon ne semble plus n'avoir que la peau sur les os !
Les deux singuliers compères expliquent alors aux elfes que la forêt de Sombre Vert ne peut plus subvenir à leurs besoins : les baies sont devenues dures comme des cailloux, et ne repoussent plus. Les arbustres semblent avoir stoppé leur croissance. Les portées des femelles sont inexplicablement faibles, et sur le peu de petits qui naissent, certains meurent rapidement de faim...
La belette et le cochon se prennent aussi à expliquer que la forêt ressemble de plus en plus à un rassemblement de troncs, car la pousse des arbres étant ralentis, seul l'impitoyable travail des bucherons se fait remarquer... Les plantes récoltées, elles aussi, ne repoussent plus. Leur couleur n'égaie plus les bois, lui donnant un aspect terne et sombre des moins rassurants...
Les elfes se mettent alors à la recherche d'une solution pour ces quelques animaux de la forêt, imaginant avec peine le nombre plus important encore qui souffre à Sombre Vert... Mais se posent aussi la question de savoir pourquoi ? Pourquoi malgré les efforts pour entretenir la bonne santé de la forêt, celle ci semble avoir stoppé sa croissance ? Flèche Noire avance déjà l'hypothèse d'une surexploitation des ressources par l'artisanat local... tout comme il l'a dit en Andromia ! Mais les maux semblent tout de même avoir une origine plus poussée...
A l'arrivée d'une délégation humaine venue pour enquêter sur ces étranges phénomènes, mais aussi demander de l'aide, la curieuse troupe d'animaux fuit vers la forêt, avant d'être transformer en contenu pour tonneau de manufacture, ou pire, en armure de cuir destiné à protéger les chasseurs lorsqu'il chasse les animaux...
Et Forbrin ? Que dire de Forbrin ? Pour le moment, les nains semblent épargnés par le phénomène, mais les voyageurs ont sûrement remarqué à quel point la grande montagne qui abrite la Cité naine peut incensément paraitre... fragile !
Assurément, les Terres d'Eltaïr dans leur ensemble sont frappées d'un apauvrissement inattendu... Ces terres si fertiles et généreuses jusqu'alors avec les vivants... semblent devenues infertiles et hostiles à toute forme de croissance des ressources si allègrement exploitées par tous ! Et personne ne semble pour le moment en mesure d'expliquer pourquoi, et encore moi d'y trouver une solution...
Les nobles artisans, qui travaillaient nuit et jour par passion, pour accroitre leur talent, et par avarice, pour garnir leur bourse, vont avoir bien du mal à trouver les matières nécessaires à leurs créations... Et s'ils récoltent les dernières ressources disponibles, n'en trouveront peut être plus jamais !
Assurément, les temps sont durs...
[HRP : merci aux participants de ce qui n'est que l'introduction d'une anim dans laquelle nous gageons que vous trouverez bien du plaisir !
Comme vous l'avez constaté, les ressources naturelles s'épuisent... n'oubliez pas de le jouer RP !]
Fin d'un après midi radieux sur Andromia...
La chaleur est agréable, le soleil flatte encore les visages des habitants, la légère brise fait flotter avec grace les fines mèches de cheveux assez longues...
Dans un joyeux vacarme, la Garde d'Andromia constate l'arrivée d'un groupe d'une dizaine de paysans, portant des grosses pancartes où il est vulgairement écrit "YEN A MARE !", "LAICé NOUS NO'CHAMPS !" ou encore "CAMPOGNE INDEPENDANTE !"
Devant le visible mécontentement de la foule en approche, le Garde de faction, anticipe et se poste légèrement devant la porte menant à la grand place... Plusieurs andromiens, intrigués, s'amassent derrière lui... Un ou deux, plus vaillants à priori, le devancent et s'installent sur les côtés de la manifestation dans des poses parfois nonchalantes.
Le mouvement est mené par la famille de Jacouille, humble paysan, vivant de ses cultures. Sa femme, son fils et sa fille ont aussi fait le déplacement.
Rapidement, Jacouille en vient au fait : "Vos les gors d'la ville, l'ssez tranquille nos chomps maint'nant ! Y'a pus rien qui pousse, c'pus possible !".
Plutôt compréhensif malgré la colère sourde du paysan, les andromiens tentent tant bien que mal de trouver des alternatives... Mais l'insistance de Jacouille, et son refus de toute forme d'aide, les incintent à essayer d'en savoir plus... Les menant aux champs, Jacouille leur montre des épis de blés ou de maïs qui n'en ont plus que le nom... Les céréales sur les pains sont d'une taille ridicule, et dures comme le roc ! Il en va de même pour le coton, dont les balles, elles, ressemblent plus à des grains de maïs qu'autre chose...
Jacouille reproche aux andromiens "qui s'cachent derrière leur mur" de piller les champs et de les avoir détruit par une culture trop intensive... mais aussi de recevoir le retour de manivelle de "totes vos magouilles". "Ca va faire comme la peste que je gueule à la maison ! Vous faites encore vos trucs derrière vot'mur, et c'est nous qu'on trime après !".
Les reproches fusent, le ton monte, les andromiens sont mal à l'aise et les paysans de plus en plus remontés contre ces "bougres de riches bien sappés et bien planqués"...
Jusqu'à ce que le juge Lanna, très calée dans le domaine de la culture, ne se rende compte que le phénomène est généralisé à toutes les cultures d'Andromia, et que Jacouille raconte quelques anecdotes sur Amandil et SombreVert, laissant penser que cette région éloignée subit le même fléau...
L'irritation et le conflit social laissent alors place à l'intrigue et l'inquiètude... Pourquoi, mais pourquoi donc, les terres jusqu'alors si fertiles, semblent devenues si hostiles à toute forme de culture ? Pourquoi si soudainement ? La situation va t'elle s'arranger ? Les druides sauront ils l'expliquer ? Et Amandil, qu'en est il ? Toutes ces questions trottent dans la tête des humains d'Andromia... et bien d'autres encore !
A peine plus tard, les derniers rayons du soleil se couvrent du drap vert de Sombre Vert. Dans ce crépuscule aussi magnifique qu'inquiétant, Amandil se prépare sans le savoir à vivre une bien étrange soirée...
Sortis en instant de l'orée du bois, une troupe d'animaux commence à fouiner au pied de la Cité...
Ce curieux comportement a vite fait d'alerter les citoyens de la Cité elfique, qui en nombre, viennent tenter de comprendre le phénomène.
A leur grand étonnement, les animaux se mettent à leur parler en commun ! Enfin, ceux qui semblent être les meneurs : Narf Narf le cochon sauvage et Tempête la belette. Deux animaux aux proportions démesurées et à l'intellect visiblement développé !
Rapidement, Tempête et Narf Narf expliquent la raison de leur présence : ils ont faim ! Et même un mal voyant l'aurait remarqué : les animaux sont chétifs, malingres, même le cochon ne semble plus n'avoir que la peau sur les os !
Les deux singuliers compères expliquent alors aux elfes que la forêt de Sombre Vert ne peut plus subvenir à leurs besoins : les baies sont devenues dures comme des cailloux, et ne repoussent plus. Les arbustres semblent avoir stoppé leur croissance. Les portées des femelles sont inexplicablement faibles, et sur le peu de petits qui naissent, certains meurent rapidement de faim...
La belette et le cochon se prennent aussi à expliquer que la forêt ressemble de plus en plus à un rassemblement de troncs, car la pousse des arbres étant ralentis, seul l'impitoyable travail des bucherons se fait remarquer... Les plantes récoltées, elles aussi, ne repoussent plus. Leur couleur n'égaie plus les bois, lui donnant un aspect terne et sombre des moins rassurants...
Les elfes se mettent alors à la recherche d'une solution pour ces quelques animaux de la forêt, imaginant avec peine le nombre plus important encore qui souffre à Sombre Vert... Mais se posent aussi la question de savoir pourquoi ? Pourquoi malgré les efforts pour entretenir la bonne santé de la forêt, celle ci semble avoir stoppé sa croissance ? Flèche Noire avance déjà l'hypothèse d'une surexploitation des ressources par l'artisanat local... tout comme il l'a dit en Andromia ! Mais les maux semblent tout de même avoir une origine plus poussée...
A l'arrivée d'une délégation humaine venue pour enquêter sur ces étranges phénomènes, mais aussi demander de l'aide, la curieuse troupe d'animaux fuit vers la forêt, avant d'être transformer en contenu pour tonneau de manufacture, ou pire, en armure de cuir destiné à protéger les chasseurs lorsqu'il chasse les animaux...
Et Forbrin ? Que dire de Forbrin ? Pour le moment, les nains semblent épargnés par le phénomène, mais les voyageurs ont sûrement remarqué à quel point la grande montagne qui abrite la Cité naine peut incensément paraitre... fragile !
Assurément, les Terres d'Eltaïr dans leur ensemble sont frappées d'un apauvrissement inattendu... Ces terres si fertiles et généreuses jusqu'alors avec les vivants... semblent devenues infertiles et hostiles à toute forme de croissance des ressources si allègrement exploitées par tous ! Et personne ne semble pour le moment en mesure d'expliquer pourquoi, et encore moi d'y trouver une solution...
Les nobles artisans, qui travaillaient nuit et jour par passion, pour accroitre leur talent, et par avarice, pour garnir leur bourse, vont avoir bien du mal à trouver les matières nécessaires à leurs créations... Et s'ils récoltent les dernières ressources disponibles, n'en trouveront peut être plus jamais !
Assurément, les temps sont durs...
[HRP : merci aux participants de ce qui n'est que l'introduction d'une anim dans laquelle nous gageons que vous trouverez bien du plaisir !
Comme vous l'avez constaté, les ressources naturelles s'épuisent... n'oubliez pas de le jouer RP !]